Comme chacun sait, un appareil
photo numérique permet de réaliser des vidéos. Dans certains cas,
cela peut être très utile d'utiliser ce mode de fonctionnement,
notamment pour filmer un évènement imprévu à un moment où on ne
dispose que d'un APN, ou pour enregistrer les mouvements d'un
sujet.
Lors de mes plongées régulières en
apnée dans les lagons de La Réunion, il m'arrive souvent de prendre
des photos avec l'Olympus 1030SW, puis d'enchaîner sur des séries
de vidéos avec cet appareil. Il est étanche jusqu'à 10m de
profondeur, résiste à une chute de 2m et à 100kg de charge ;
cependant, je préfère le mettre dans un caisson étanche, car
il perd de sa résistance après plus d'une heure passée dans l'eau
salée.
Le
petit film présenté a été réalisé à partir de séquences prises avec
l'appareil photo Olympus 1030SW utilisé en mode
vidéo, dans des lagons de La
Réunion : ceux d'Etang-Salé, Saint-Leu, la Pointe au Sel,
l'Hermitage et la Saline. Le logiciel utilisé pour le montage est
Windows Movie Maker.
ALLUMEZ VOS HAUTS-PARLEURS
!
Les séquences sont synchronisées
avec la musique. Musique 1 = "Conquest of paradise", de Vangelis ;
Musique 2 = bande son du film "Pearl Harbor" (part "Attak").
Parmi les espèces de poissons
présentes dans la vidéo, et par ordre
d'apparition : Surmulets et Perches d'Or,
Cochers, Chirurgiens et Papillons jaunes, Pincette jaune, Papillon
Vagabond, Empereur Bossu, Picasso, Perroquet et Idole des Maures,
Sole, Ballon à tache noire, Ballon jaune, Coffre, Grégoires noirs,
Chirurgiens Bagnards, Trompette, Flutes, Chats, Porc-Épic,
Raie Pastenague, Lézard, Scorpion rouge, Rascasse volante
noire, Anguille-Serpent maculé, Murène Tatouée,
Murène Moutarde, Murène Ponctuée.
Lors de mes plongées en
apnée dans les lagons de La Réunion, je croise souvent des
"poissons Ballon" vraiment adorables, nageant avec grâce. Ils
se laissent facilement approcher si on ne fait pas de mouvements
brusques. Cependant, il n'est pas aussi simple de les prendre en
photo, car ils sont la plupart du temps en mouvement et cherchent à
se cacher. Pour prendre correctement les clichés présentés dans cet
article, il m'a fallu en coincer un sous un rocher, mettre ma main
visible à l'entrée du trou pour qu'il hésite à en sortir,
faire des apnées rapides, exécuter les cliches le plus vite
possible pour ne pas trop le stresser.
C'est une espèce dont les couleurs
peuvent varier du jaune au bleu foncé, caractérisée par un corps
allongé et plus ou moins globulaire.Sa face fait penser à celle d'un
chien. Les nageoires dorsale et anale sont petites
et symétriques et disposées en arrière du corps. Les nageoires
pelviennes sont absentes et la peau est lisse, sans écailles. La
petite bouche est située au bout d'un museau court avec deux paires
de narines ayant la forme d'un Y.
La poisson Ballon a 4 grosses dents (d'où l'ancien
nom de Tetraodon ou Tetrodon), deux en haut et deux en bas, chaque
paire étant fusionnée pour former un bec puissant qui lui permet de briser avec facilité
les coquilles et les carapaces de ses proies. Son
régime alimentaire est varié : mollusques, crustacés, polypes de
coraux, éponges et algues. La nuit, il se pose fréquemment au
sommet des éponges ou des coraux.
Sa peau, ses viscères et ses
glandes reproductrices contiennent une toxine puissante (Tétrodotoxine).
Elle provient de bactéries présentes dans leur alimentation. En
plus de leur toxicité, il a un autre mécanisme de défense : pour effrayer les
prédateurs, il avale de l'eau et remplit son
estomac, extensible comme leur peau. Une fois
gonflé, il apparait beaucoup plus impressionnant et devient
difficile à avaler par un prédateur. Il est déconseillé de faire
peur à un poisson-ballon pour espérer le voir se gonfler : cela le
fatiguera énormément, et le stress qu'il subira peut entraîner sa
mort.
Photos prises en
apnée avec l'APN Olympus 1030sw dans un caisson étanche, avec
utilisation du flash interne.
Le 9
novembre après-midi, Damien et moi avons frôlé de peu la
noyade(Damien est un ami alsacien en vacances
à La Réunion).
Je prenais
des photos de poissons dans la passe d'Etang Salé (île de La
Réunion), lorsque nous fûmes surprispar une
convergence brutale et imprévisible de courants très
puissants, à 150m de la
plage: l'aspiration nous propulsa dans une zone où
l'eau bouillonnait fortement, et d'où nous risquions d'être
emportés derrière la barrière de corail. Il fallut lutter à la
limite de nos capacités physiques pour garder la tête hors de
l'eau.
Nous savions qu'il ne fallait pas
lutter contre le courant pour ne pas nous noyer par épuisement.
Cependant inconsciemment, nous ne voulions probablement pas être
emportés au large, par crainte de l'inconnu. Je viens souvent dans cette
passe, et habituellement je rejoins facilement la plage en
longeant une barrière de corail où le courant est relativement
faible ; par contre, je ne connais pas la zone qui se
trouve en amont du chenal, et j'ai entendu dire que les requins patrouillent dans ce secteur à la
recherche de proies faciles lorsque la luminosité descend
rapidement (observation récente communiquée dans un
journal local) !
Après de longues minutes à lutter
pour rester la tête hors de l'eau, Damien me fit comprendre
qu'il était à bout de force, en donnant pourtant une sensation
de sang-froid remarquable. Je le rejoignis aussitôt , et
je le tirai vers des rochers où nos palmes pouvaient être posées :
cela lui permis, en faisant le crawl, mais non sans mal, de
s'agripper à un des poteaux qui servent de repère aux bateaux à
leur entrée dans le chenal.
L'effort fourni l'aider à
se mettre en sécurité, vida mon énergie ; et un courant plus
fort que les autres pour me déstabilisa et m'attira dans la zone
turbulente. Dès lors, la panique s'empara de moi progressivement :
malgré des tentatives de contrôle du stress (par la
respiration notamment), je sentis le danger grandir sans cesse car
le courant m'aspirait de plus en plus loin. Je luttai contre
le courant en plongeant au fond de l'eau (4 à 5m) pour
affronter un courant à priori moins fort, mais sans succès. Aussi,
je pris la décision de demander à Damien de faire de grands
gestes d'appel à l'aide vers la plage : ce qu'il fit très bien
depuis le poteau où il se retenait, en signalant par ailleurs ma
position.
Dans un ultime effort, sentant la
volonté d'abandonner, je nageai de toutes mes forces vers un poteau
en bordure de la passe. Jusqu'à la dernière seconde, je crus ne pas
pouvoir réussir, car le courant devint latéral et me poussa
vers le large. Ouf... après des secondes qui me parurent des
minutes, le poteau fut enfin entre mes mains, et à mon tour je pus
faire de grands signes. Des personnes sur la plage nous repérèrent,
et alertèrent les sauveteurs situés sur une plage à proximité. Un
surfeur sur rejoignit Damien, en ramant couché sur sa planche,
et un sauveteur vint à moi de la même manière ; le retour à la
plage ne fut pas facile, et il fallu palmer avec eux pour
sortir de la zone dangereuse.
Grosse frayeur donc. La sensation d'avoir frôlé
le pire, même si plus
probablement nous aurions dérivés vers l'océan ;
l'épuisement était dans tous
les cas une grande source de danger.
Le sauveteur nous a précisé qu'en
se laissant dérivés nous aurions eu de grandes chances de rejoindre
la zone des surfeurs, d'où nous aurions pu rejoindre la plage. Mais
nous aurions tout aussi bien pu atteindre la pleine mer ... Damien
et moi sommes toutefois contents d'avoir vu de superbes poissons...
beaucoup de poissons même. Cela nous a été une consolation pour
nous.
Je rends hommage à Damien qui a
fait preuve d'un grand sang-froid dans la situation pourtant
extrêmement stressante dans laquelle nous nous sommes trouvés
malgré nous. Ce phénomène était imprévisible, et a disparu une
demi-heure après le retour à la plage.
Cet
article a pour but de faire part de notre expérience, en espérant
que cela puisse éveiller une prise de conscience des dangers chez
certains nageurs imprudents.
Ci-dessous, quelques-unes des
images prises juste avant notre aventure...
En ce début du mois
de novembre 2010, j'ai pu admirer, mais aussi toucher de
grandes tortues de mer, en me rendant à Kelonia (île de La
Réunion).
Les voir nager si gracieusement m'a
rempli de bonheur, et d'une grande sérénité. Par moments, les
mouvements lents de leurs membres donnent l'impression qu'elles
volent comme des oiseaux maladroits !
Regardez attentivement la photo
d'une tortue qui se présentait au-dessus de moi, de face : la forme
de sa tête, de sa bouche et des yeux font penser à ... E.T !!
(le célèbre extra-terrestre du film du même nom).
Les images ont été prises avec mon
APN Olympus 570 UZ.
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